Le bleu de travail Sgiò : de l’uniforme imposé au vêtement libéré

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bleu de chine corse

Iconique. Intemporel. Universel.

Porté par des millions de travailleurs, le vêtement iconique en toile bleu a marqué de nombreuses années d’histoire du monde du travail.

Sa matière légère en moleskine, sa solidité, sa longévité, ses nombreuses poches et son côté fonctionnel en font l’uniforme du travailleur d’autrefois.

Le bleu de Chine – originaire du nom qu’il porte – est adopté par le monde agricole. Il rencontre un grand succès en Méditerranée et se porte aussi bien en bord de mer que dans les terres.

Le bleu de chauffe quant à lui est adopté par le monde ouvrier. L’habit typique du travailleur marque la séparation entre les ouvriers et les patrons, avec d’un côté les cols bleus, de l’autre les cols blancs. Identifié comme l’uniforme de la classe ouvrière, c’est à partir des années 70 que les travailleurs veulent se défaire de cette étiquette sociale.

Au même moment, il est récupéré par les étudiants lors des manifestations de mai 68 et bientôt par les créateurs de haute couture.

Adeptes du workwear

De l’usine au podium, de la fonction à l’esthétisme, ce vêtement de référence a traversé les frontières et les siècles, repris et détourné de nombreuses fois par le milieu de la mode.


Notre manière de le réactualiser porte un message fort qui tend à ouvrir la voie aux générations futures : en découdre avec les étiquettes sociales d’autrefois sans pour autant oublier le mérite des travailleurs qui portaient le bleu chaque matin. Notre volonté est de faire revivre un vêtement universel à travers des valeurs insulaires qui nous sont propres : le travail, le partage, l’humilité, l’authenticité.

Elodie Emanuelli, fondatrice de Sgiò

Dans les yeux de mon père


Enfant de la montagne, j’appréciais partir sur les sentiers avec mon père, sa musette et ses chèvres, l’admirer dans son bleu de chine et l’écouter me parler en langue corse de longues heures durant. Je voyais en lui un homme heureux et épanoui dans son travail. J’ai grandi dans un monde masculin : une famille d’éleveurs caprins dans laquelle j’ai toujours vu les hommes porter le bleu de chine. Mon bleu m’a été donné par mon père…
Chez nous, c’est une tradition, pour ne pas dire une institution. Des souvenirs de famille et un mode de vie qui se retrouvent dans Sgio et façonnent jour après jour la chef d’entreprise que je suis. Ce vêtement traditionnel corse possède une grande valeur à mes yeux que j’ai voulu retrouver dans le regard des autres.

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Un grand classique revisité

ADN de Sgio, le bleu de travail est le point de départ, la raison du projet, la pièce maîtresse de nos collections.
Rééditer la veste en moleskine la plus populaire dans des matières plus nobles, mêler les statuts sociaux pour faire renaître une pièce unique et symbolique, c’est le pari audacieux que j’ai pris en 2016 lors de la création de Sgio. En conservant les ingrédients de la recette qui en ont fait son succès, j’ai fait le choix de matières telles que le chanvre ou les fibres de coton tissées. Les tissus sont alors plus légers, plus doux.
Mon intention est de bousculer les codes vestimentaires du bleu de travail d’autrefois, remettre au goût du jour l’habit du travailleur, passer d’un uniforme imposé à un vêtement libéré.

Les valeurs du travail bien fait

Derrière le vêtement, le désir profond de rendre hommage aux travailleurs d’ici et d’ailleurs, de rendre visible l’histoire industrielle insulaire souvent méconnue du grand public, l’envie de redorer le blason de ce vêtement qui a traversé le temps, les époques, les cultures.


Enfin, la conviction de transmettre les valeurs du travail bien fait que cette pièce iconique incarne. Comme mon père l’a fait pour moi,
j’ai espoir que chaque bleu soit transmis à son tour en témoignage de notre histoire…

Ma plus grande fierté est de le voir porté dans la rue, au-delà de sa fonction première, par toutes les générations, tous les genres.

Aujourd’hui ma volonté est d’en faire un vêtement corse de référence qui peut se porter toute une vie. Rendre responsables les Corses et la diaspora de cet héritage. C’est un devoir de mémoire collectif.

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